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Thèse Phytoprotection des Cultures de Betterave Sucrière Contre le Puceron Vert du Pêcher Myzus Persicae Vecteur de la Jaunisse Protecbet H/F - 25
Description du poste
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Université de Picardie - Jules Verne
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Verne - 25
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CDD
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Publié le 17 Mars 2026
Établissement : Université de Picardie - Jules Verne
École doctorale : Sciences, Technologie, Santé
Laboratoire de recherche : EDYSAN - Unité de recherche Ecologie et Dynamique des systèmes anthropisés
Direction de la thèse : Anas CHERQUI ORCID 0000000282202428
Début de la thèse : 2026-10-01
Date limite de candidature : 2026-05-01T23:59:59
La France est le premier producteur européen de sucre de betterave et la région Hauts-de-France concentre l'essentiel de la culture de betterave sucrière. La maladie principale de cette culture est une virose transmise uniquement par le puceron vert du pêcher, Myzus persicae : la jaunisse de la betterave. L'arrêt d'utilisation des néonicotinoïdes, insecticides ayant un impact très important sur des insectes non cibles tels que les pollinisateurs, a été décidé par l'UE en 2018. Il est donc urgent de rechercher des nouvelles alternatives à ces insecticides en produisant des biomolécules présentant des effets protecteurs contre les pucerons vecteurs de phytovirus. Parmi les métabolites secondaires identifiés dans les plantes, des composés flavonoïdes apportent une protection du pois contre le puceron vert du pois. Ces molécules sont extraites des co-produits d'industries agroalimentaires et peuvent ainsi être valorisés par le biais d'une économie circulaire dans la protection des cultures de la betterave sucrière contre les pucerons. Le projet ProtecBet propose une étude originale et exploratoire basée sur la valorisation de bio-molécules extraites de produits naturels afin de protéger les cultures de betterave sucrière en caractérisant leurs effets potentiellement répulsifs, toxiques ou anti-appétants vis-à-vis du puceron M. persicae.
La maladie de la jaunisse de la betterave sucrière est causée par trois virus : deux du genre polérovirus, le Beet mild yellowing virus (BMYV) et le Beet chlorosis virus (BChV) pour la jaunisse modérée, et un du genre Closterovirus le Beet yellows virus (BYV), pour la jaunisse grave qui prévaut en France en 2023 (source ITB). Le principal vecteur des trois virus est le puceron vert du pêcher, Myzus persicae dont les individus ailés favorisent de surcroît la dissémination au champ ce qui se traduit par l'apparition de foyers (ou ronds) de plantes à feuilles jaunes puis orangés ou rouge brun en fonction du genre de virus transmis au sein d'une parcelle. Si une parcelle est très atteinte les foyers se rejoindrons d'où un aspect diffus des symptômes de la maladie. Cette dernière favorise d'autres infections comme celles du champignon Alternaria tenuis provoquant une nécrose s'étendant à partir des bords des feuilles. Actuellement, il n'existe toujours aucun traitement efficace direct pour lutter contre cette maladie ou les virus. Jusqu'à peu, on luttait indirectement contre la maladie en limitant la présence du vecteur dont le taux de reproduction et d'évolution sont élevés et favorisés par des températures de plus en plus clémentes. Cette méthode de gestion efficace des pucerons en agriculture a été l'utilisation de néonicotinoïdes, tels que l'imidaclopride, le clothianidine et le thiaméthoxame. Ces produits sont interdits dans les cultures en Europe depuis 2018 (LOI n° 2016-1087) en raison de leurs impacts négatifs sur les pollinisateurs et autres organismes non cibles.
La betterave sucrière (Beta vulgaris spp vulgaris) fournit 1/5 ème du sucre consommé dans le monde. La France est le premier producteur européen de sucre de betterave (3,4 Mt en 2020/2021 ; données Cultures Sucre, 2021) et l'essentiel de la production se concentre dans la région Hauts-de-France. De nombreux emplois de la Région sont dépendants de la filière betterave : 12270 planteurs, 800 saisonniers, 1560 salariés des sucreries (données 2016, Chambre Agriculture Hauts de France). Cependant, ce secteur lucratif est fragilisé depuis quelques années car la production diminue (10-30%) en Hauts de France depuis l'interdiction de l'utilisation des néonicotinoïdes. En effet, les alternatives chimiques proposées depuis 2018 sont confrontées à la résistance de M. persicae.
De 2020 à 2023, l'Institut Technique de la Betterave (ITB) a été responsable de la gestion fonctionnelle du Plan National de Recherche et d'Innovation (PNRI) vers des solutions opérationnelles contre la jaunisse de la betterave sucrière. En décembre 2023, l'ITB a contacté l'UMR CNRS UPJV-EDYSAN et l'UMRT INRAe BioEcoAgro-BIOPI afin de rechercher de nouveaux produits de protection des cultures de la betterave sucrière contre la jaunisse en ciblant spécifiquement les substances de Stimulation de Défenses Naturelles des plantes (SDN) comme solutions alternatives aux néonicotinoïdes. C'est ainsi qu'un projet PNRI-C (consolidé) financé par FranceAgriMer a été initié associant ce consortium régional (UPJV et ITB). Le projet PNRI- C Biocontrôle concerne le criblage d'une série de molécules produites par des industriels pour protéger les cultures de la betterave sucrière contre la jaunisse et le puceron vecteur. Ce projet est en adéquation avec le projet STIMBET « bioSTIMulation des défenses naturelles chez la BETterave sucrière » que l'unité EDYSAN avait soumis en juin 2023 à AAP STIMULE Exploratoire des HDF et avait reçu la labellisation par le pôle de Compétitivité Bioeconomy for Change (B4C) et pour lequel l'ITB a octroyé une lettre d'appui. Le projet STIMBET proposait l'identification, la caractérisation et la production de nouvelles molécules protectrices des cultures de la betterave sucrière. Ces nouveaux produits seront vraisemblablement des solutions opérationnelles pour les agriculteurs non seulement de la Région des Hauts de France, première région française productrice de la betterave sucrière, mais également des autres régions françaises (Grand-Est, Ile de France...). Par ailleurs, si les nouvelles molécules montrent une efficacité réelle en conditions de laboratoire, en serre et au champ, les résultats de ce projet pourront être transférés à des structures privées.
L'objectif du projet ProtecBet est de valoriser des co-produits de cultures régionales pour protéger de manière naturelle les cultures de betterave sucrière contre les pucerons vecteurs de la jaunisse. Le projet ProtecBet est adossé à un financement PNRI-C (111K€ pour UPJV) dans le cadre du projet porté par l'ITB en partenariat avec les laboratoires EDYSAN et BIOPI.
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