Thèse Art-Thérapie et Santé Mentale au Travail quelle Efficacité des Ateliers Art-Thérapeutiques Dédiés aux Soignants H/F - Doctorat.Gouv.Fr
- CDD
- Doctorat.Gouv.Fr
Les missions du poste
Établissement : Université de Picardie - Jules Verne École doctorale : Sciences Humaines et Sociales Laboratoire de recherche : CRP-CPO Centre de Recherche en Psychologie : Cognition, Psychisme et Organisations Direction de la thèse : Silke SCHAUDER ORCID 000000028195883X Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-05-29T23:59:59 En 2025, la santé mentale est devenue une grande cause nationale avec quatre objectifs prioritaires, dont le développement de la prévention et du repérage précoce, ainsi que l'accompagnement des personnes concernées. Au travail, la santé mentale, requalifiée en risques psychosociaux, est considérée par l'agence européenne pour la santé et la sécurité au travail comme un « des problèmes les plus délicats dans le domaine de la santé et de la sécurité au travail » (EU-OSHA, s.d.). Stress, anxiété et dépression sont parmi les plus fréquents problèmes de santé lié au travail. Dans le secteur médical, les nombreuses contraintes auxquelles les soignants sont confrontées génèrent épuisement professionnels et fatigue (OMS, s.d.). Les risques psychosociaux chez les soignants deviennent alors un enjeu majeur, tant pour la santé que la qualité des soins. C'est dans ce contexte que cette recherche s'intéresse à l'art-thérapie comme mesure de prévention pour soutenir la santé mentale des soignants. De même, l'art-thérapie centrée sur l'expression de soi, ses idées, ses émotions via un processus de création artistique (Hamel et Labrèche, 2019), pourrait participer à l'amélioration de la relation soignant-soigné.
En collaboration avec le CHU Amiens-Picardie, le projet de thèse explore le rôle de l'art-thérapie comme soutien à la santé mentale au travail et de la relation soignant-soigné. La problématique envisagée est formulée ainsi : En quoi l'art-thérapie contribue-t-elle à réduire le stress et l'épuisement professionnel, tout en renforçant la régulation émotionnelle et l'estime de soi des soignants, et en quoi l'art-thérapie influe-t-elle sur la relation soignant-soigné ?
Dans une démarche qualitative et clinique, cette recherche vise à concevoir, à réaliser et à évaluer une intervention en art-thérapie en milieu hospitalier. 20 soignants sont invités à participer à des séances d'art-thérapie individuelles et collectives, encadrées par une art-thérapeute diplômée et membre du Syndicat Français des Arts-Thérapeutes. 20 soignants sont intégrés dans un groupe contrôle. Le programme serait conduit sur une année, à raison d'une séance tous les quinze jours (environ 20 séances), d'une durée de 1h30 à 2h, hors congés et hors temps de travail. Les ateliers s'appuieraient sur les arts plastiques en mobilisant différentes techniques (peinture, collage, façonnage, dessin, conception de marionnettes en tissu...) favorisant l'expression émotionnelle et la régulation du stress. Chaque soignant bénéficierait d'un entretien préliminaire permettant d'établir un état psychologique clinique initial et de définir des objectifs thérapeutiques personnalisés et mesurables. Un protocole de prise en charge serait mis en place à l'aide de :
- dispositifs d'évaluation et d'auto-évaluation, tels que le modèle du changement de Prochaska et DiClemente (1983) utilisé par l'art-thérapeute en amont et en aval de l'intervention (entretiens préliminaire, intermédiaire et final), et une échelle visuelle analogique (EVA) adaptée au contexte de l'art-thérapie, utilisée à chaque fin de séance ;
- instruments psychométriques pour quantifier les changements en amont et en aval de l'intervention, comme l'échelle de stress perçu de Cohen et Williamson (1988), le questionnaire WHO-5 sur le bien-être (OMS, 1998). Ces outils seront renseignés par les groupes témoin et clinique complété par une observation pendant les séances à l'aide de l'Art Therapy Outcome Scale (ATOS) de Huss, Czamanski-Cohen et Weihs (2017), cette grille étant remplie post-séance par l'art-thérapeute.
Les résultats obtenus permettront de faire des propositions concrètes quant à la prévention du burn out chez les soignants à l'aide des ateliers d'art-thérapie.
De nombreux travaux internationaux existent quant à l'efficacité de l'art-thérapie auprès de populations en situation de fragilité (par ex. personnes souffrant d'un cancer, de troubles mentaux, de traumatismes, de handicaps, etc.). La présente étude s'inscrit dans une réflexion sur l'indication de l'art-thérapie auprès de soignants exposés au risque de burn-out. Son originalité consiste dans le fait de mobiliser des concepts en psychologie de la créativité, psychologie clinique, psychologie et psychopathologie du travail, psychologie sociale et psychologie de la santé en vue d'un croisement théorique. Contribuer à la prévention des risques psychosociaux chez les soignants à l'aide d'un dispositif innovant et créatif : les ateliers d'art-thérapie. Ce projet porterait sur l'étude des effets psychologiques de la participation régulière à des séances d'art-thérapie par les arts plastiques chez les soignants. Ce projet est destiné aux soignants présentant ou non des troubles de santé mentale au travail. Cette recherche vise notamment à évaluer l'impact de ces ateliers sur les dimensions psychosociales, telles que le stress, l'épuisement professionnel, la régulation émotionnelle ou encore l'estime de soi. 20 soignants sont invités à participer à des séances d'art-thérapie individuelles et collectives, encadrées par une art-thérapeute diplômée et membre du Syndicat Français des Arts-Thérapeutes. 20 soignants sont intégrés dans un groupe contrôle. Le programme serait conduit sur une année, à raison d'une séance tous les quinze jours (environ 20 séances), d'une durée de 1h30 à 2h, hors congés et hors temps de travail. Les ateliers s'appuieraient sur les arts plastiques en mobilisant différentes techniques (peinture, collage, façonnage, dessin, conception de marionnettes en tissu...) favorisant l'expression émotionnelle et la régulation du stress. Chaque soignant bénéficierait d'un entretien préliminaire permettant d'établir un état psychologique clinique initial et de définir des objectifs thérapeutiques personnalisés et mesurables. Un protocole de prise en charge serait mis en place à l'aide de :
- dispositifs d'évaluation et d'auto-évaluation, tels que le modèle du changement de Prochaska et DiClemente (1983) utilisé par l'art-thérapeute en amont et en aval de l'intervention (entretiens préliminaire, intermédiaire et final), et une échelle visuelle analogique (EVA) adaptée au contexte de l'art-thérapie, utilisée à chaque fin de séance ;
- instruments psychométriques pour quantifier les changements en amont et en aval de l'intervention, comme l'échelle de stress perçu de Cohen et Williamson (1988), le questionnaire WHO-5 sur le bien-être (OMS, 1998). Ces outils seront renseignés par les groupes témoin et clinique complété par une observation pendant les séances à l'aide de l'Art Therapy Outcome Scale (ATOS) de Huss, Czamanski-Cohen et Weihs (2017), cette grille étant remplie post-séance par l'art-thérapeute.
Le profil recherché
Compétences
- en Art-thérapie (praticien.ne confirmé.e)
- maîtrise des concepts de base en psychologie de la créativité, psychologie clinique, psychologie et psychopathologie du travail, psychologie sociale, psychologie de la santé
- compétences en méthodologie mixte (qualitative et quantitative)